31 octobre 2012

Deezer and spotify : l'art de la restriction

Dans les modèles freemium tout l'art réside dans la capacité d'une part à attirer une base de clientèle importante puis de la convertir à des solution payante. Cet art s’exerce essentiellement dans le versioning des services. L'idée est désormais ancienne, mais sa pratique toujours d'actualité. Elle se manifeste par le biais de deux types d'action : la facilitation de l'usage, et la restriction de ces usages. Dans cette petite étude nos étudiants se sont attachés à identifier ces mécanismes en comparant les tactiques de Deezer et de Spotify.

 

22 septembre 2012

Licence 3 : Nouvelles formes de marketing

Ce cours a pour objet de découvrir au travers d'études de cas,  des formes différentes et nouvelles, de stratégies marketing que ce soit par leur finalités ou leurs moyens. Il est l'occasion d'aller au delà du raisonnement du marketing-mix et de découvrir la variété des stratégies marketing élaborées par les entreprises.

On s'intéressera cette année plus particulièrement aux sujets suivants qui seront discutés lors des différentes séances:
  •  Du Low cost
  •  Simplicité et design
  • Le marketing Bop
  • Le luxe et ses paradoxes
  • Vendre à l'ère du gratuit : le fremium comme solution
  • Consommation collaborative
  •  Le marketing de la relation et de l'expérience
  • Construire des légitimités
Evaluation : Sur la base des thématiques développées en cours, il s'agira par groupe de trois de réaliser l'étude d'un cas dont la stratégie marketing est originale, innovante et exemplaire. Elle représente une analyse rédigée, de 12 à 16 pages sur le modèle des études publiées sur le blog Cases in Marketing. Chaque cas ( une marque) sera proposé par mail avant le 30 octobre 2012. Le travail final sous forme word (.doc) et Pdf sera envoyé par mail avant le 15 décembre 2012.
La promo Licence Eco-gestion  2011-2012

Résultats 2011-2012 :

Ils seront disponibles au secrétariat. Globalement il sont excellent des dossiers sérieux dans l'ensemble, certains mieux écrits que d'autres, des sujets classiques d'autres plus originaux. En voici quelques exemples, les meilleurs n'ont pas tous été (encore) publiés.

23 juin 2012

Monoprix : non au quotidien !

Le tour de force a été largement salué par les professionnels et a vraisemblablement séduit les consommateurs : faire de la marque de distributeur, d'une marque blanche, la plus colorée, la plus ironique, la plus esthétique, variant un concept sur des milliers de produits, contre le junk design, en jouant de Mondrian et de slogans.

Bauhaus, pop art, constructivisme, les références esthétiques de manquent pas. Le cas démontre ainsi la force de l'esthétique en marketing. Qu'il s'applique à la boutique, à l'objet ou ce qu'il contient, un maitre mot reste si ce n'est dans la beauté, dans la maitrise plastique.On le doit à leur agence : Havas city.

En voici une étude de nos étudiants.

22 juin 2012

Un plaisir Innocent

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Un plaisir innocent, celui de petits diables dans un corps d'ange. Le positionnement d'Innocent réalise à merveille le triple aspect de la simplicité. Simple à comprendre d'abord, moralement pur et simple comme les simple d'esprits, les esprits innocents, les plantes, esthétiquement simple par l'adoption d'une ligne claire. Et pour donner de la personnalité un certain goût de l'enfance.

Cette simplicité qu'on retrouve chez Michel et Augustin,  se tient aussi bien dans le produit, son packaging, que dans l'engagement dans des causes. La stratégie est cohérente, elle s'appuie sans doute sur l'indulgence que se font les consommateurs, même si les smoothies restent chers et sont au fond un petit luxe, les bienfaits de santé et les bénéfices sociaux, font de sa consommation celle d'un petit saint, la promesse du fruit nu. En voici un aperçu plus détaillé réalisé par des étudiant de la Licence Eco-gestion de segmi :

10 juin 2012

Essulanga - un style d'italie

Un des avantage d'Erasmus est que les étudiants qui viennent d'autres universités peuvent apporter un autre regard sur des sujets classiques. Nos étudiants sont familiers des enseignes de distribution françaises, quelques nom rayonnent d'ailleurs comme Tesco, Aldi ou WalMart, mais on connait peu les enseignes nationales de nos voisins.

Le cas d'Esselunga qu'une de nos étudiantes italienne a étudié amène l'idée que le style peut faire la marque d'une enseigne. Est-ce la tradition d'Arcimboldo ? Le fait est qu'Esselunga a fait sa signature de faire jouer aux produits alimentaires et de grande consommation  les personnages d'une vaste comédie. L'humour et l'art du dessin, l'italianité dans la distribution?

Lacoste : l'histoire d'un repositionnement

Vitrine Lacoste
Les marques trouvent leur légitimité dans l'imaginaire social. Quand celui-ci change, les marques peuvent mourrir et simplement entrer dans la mémoire. Leur survie dépend de leur capacité à renouveler l'imaginaire qui les soutient, même s'il conserve le souvenir des temps anciens. L'imaginaire est un corps vivant que façonne l'histoire. Le cas Lacoste peut illustrer cette théorie. Le repositionnement n'est pas forcement l'effet de changement concurrentiel, mais simplement une nécessité quand quand l'imaginaire qui se fonde se délite et n'a plus de sens que celui qu'il trouve dans les musées.

La marque Lacoste c'est construite dans un univers bien particulier à la frontière de l'olympisme de Coubertin et de cette discipline anglaise qui force le corps de ses jeunes gens, son aristocratie, à exprimer l'excellence et la puissance dans une résille de règles à satisfaire qui expriment l'esprit d'une civilisation. Le tennis fût un sport de gentlemen, celui d'une classe qui relâche son apparence sur les cours, sans jamais perdre son élégance.

Cet univers s'est délité. Le tennis est devenu un spectacle global, la professionnalisation a fait des athlètes des centurions qui pulvérise la vitesse des balles.  Rolland Garros est devenue une arène, la publicité plastronne, la haute technologie absorbe la tension des corde et évacue la sueur des gladiateurs. Difficile dans cet imaginaire de maintenir l'élégance discrète et décontractés des banquiers et des hauts fonctionnaires, des cadres et des avocats. Le repositionnement de la marque dans un environnement plus fashion manifestemment était une nécessité. Moins de tennis pour plus de chic.

En voici une étude réalisé par nos étudiants de licence.


8 mai 2012

Coca-Cola forever

Coca truck
Coca-cola est sans doute la marque absolue, celle qui a traversé toutes les frontières, occupe le terrain à flots de fontaine. Elle se prête à de nombreux sujet : capital de marque, stratégie  avec le triple A :Avaibility Affordability, Accessibility, stratégie de distribution capillaire, Expérience de consommation, globalisation... Une telle idée est fondamentale aujourd'hui dans des stratégies qui laissent place à la co-production.

Plus qu'une marque, Coca est un élément clé de la culture de consommation globale. Une icône.

Une seule idée : se désaltérer avec ses proches. Confondre le plaisir de se rafraichir et la joie d'être ensemble. L'exposé de nos étudiants du Master AINI, en parcourrent les variations à travers, l'amérique, la chine, la russie et l'afrique, montrant les variétés que prennent cette idée.Aini 2012 coca cola international comparison

C'est sans doute aussi une des marques qui a fait le plus écrire le plus de livres, en voici un échantiilon ( ne pas hésiter à en suggérer aussi.




14 février 2012

Muji - une autre simplicité

Simplicity
La simplicité doit rester un sujet majeur du marketing. C'est un principe de stratégie qui prend des formes variées, la petite diablerie d'innocent, l'épure de Apple, l'austérité des Aldi.

Muji en présente une autre variété. Elle vient du Japon où elle prend des formes où la morale se mêle à l'esthetique, exprimant les valeurs d'une civilisation, un sens stylisé de l'économie.

Le travail de Caroline Condolo et Adeline Boutillier ( ESA3) en donne un bel aperçu .

2 février 2012

Groupon - a snapshot

Groupon
Groupon est le cauchemar de tout ceux qui font du marketing opérationnel. De ceux qui dans la campagne doivent décider du prix de l'affaire et voient leurs efforts réduits à néant. Groupon fait du prix une fiction. On restera attentif à cette brisure de symétrie dans la sphère de la promotion. ON prépare un débat ici.

En attendant une première photographie préparée par les étudiants de l'ESA3  :Laura SOLER, Amandine CHERAULT, Marion DERFLER, Armand BRISSET


6 janvier 2012

Kodak, Clic Crack

Coca-cola Brownie
Depuis de nombreuses semaine la faillite de Kodak est annoncée. Ses raisons sont profondes et anciennes, elle semblent s'enraciner dans l'incapacité de repenser le modèle de la photographie à l'heure digitale. Alors que la chimie était le domaine de compétence des heures de gloires, les dirigeants n'ont pu ou voulu, reconstruire une autre compétence stratégique. Un bel exemple donc de "path dependancy". La prise au sérieux tardive du digital se serait accompagnée de diversification sans lendemain, la dispersion des ressources aggravant les difficultés.

Une analyse de 2005, en faisait déjà le diagnostic. L'étude de cas de HBR mérite d'être lue ( 2004). L'étonnant dans l'histoire est que la chute à commencer dans les années 2000, que le diagnostic est bien établi depuis 2004. Se pose donc la question de savoir si l'on peut échapperà la malédiction des innovations de rupture? Voir les cas de Leica ou de Polaroid...

La mort annoncée de Kodak ne doit pas non plus faire oublier que Kodak a été a l'origine aussi d'innovation de rupture et que la culture de l'instant en a fait une des très grande réussite de marketing. La présentation imagée de Chris Sandström en donne une belle vision :



D'autres lectures :



et en prime deux poèmes de Blaise Cendrard